Et si le drapeau rouge n’était pas là où vous le cherchiez?
Ouverture d’enquête auprès des CPA, contrôleurs, directeurs financiers et fiscalistes du Québec.
Un dirigeant prend une décision qui ne lui ressemble plus. Une équipe performante perd peu à peu sa cohésion sans raison apparente. Les marges s’effritent dans un marché pourtant porteur. Le taux de roulement grimpe alors que les conditions n’ont pas changé.
Devant ces signaux, le réflexe est connu. On regarde les chiffres. On audite les ressources humaines. On revoit les processus. On change un cadre, on ajuste une politique, on réorganise une équipe.
Et parfois, ça fonctionne. Les indicateurs reviennent, du moins en surface. Jusqu’à ce qu’un autre drapeau rouge se lève ailleurs, sans que l’on comprenne pourquoi.
Le diagnostic est juste. La cause est ailleurs.
Trente ans d’accompagnement de dirigeants m’ont conduit à une conviction : la plupart des signaux d’alerte que nous attribuons aux chiffres ou aux personnes sont en réalité des manifestations secondaires. La cause première se situe en amont, dans un terrain qu’on examine rarement, celui de l’identité.
L’identité d’une organisation, ce n’est ni son image, ni sa marque, ni même sa culture telle qu’on l’entend habituellement. C’est le socle de cohérence entre ce qu’elle est, ce qu’elle fait et ce qu’elle promet. Quand ce socle se fissure, les conséquences apparaissent partout sauf à l’endroit où elles sont nées. Les chiffres en témoignent, les humains en souffrent, mais les uns et les autres ne sont pas les responsables. Ils sont les témoins.
Le rôle silencieux des gardiens des chiffres
Dans cet écosystème de signaux, une catégorie de professionnels occupe une position singulière, les CPA, contrôleurs, directeurs financiers et fiscalistes. Par la nature de leur fonction, ils voient avant les autres. Ils lisent les écarts, les tensions, les incohérences. Ils sentent quand quelque chose se déplace dans une organisation, parfois bien avant que ce déplacement ne se traduise en données.
Mais leur cadre professionnel les outille pour nommer ce qu’ils voient en termes financiers ou organisationnels. Rarement en termes identitaires. Alors ils s’en remettent au langage qu’on leur a donné, et le diagnostic s’inscrit dans ce vocabulaire, parfois loin de la cause réelle.
Voir sans pouvoir nommer
Il y a là une zone d’inconfort professionnelle dont on parle peu. Quand un praticien rigoureux pressent qu’une organisation perd son cap, mais ne dispose ni du langage ni du mandat pour le dire, il porte un poids invisible. À la responsabilité technique déjà considérable de sa fonction s’ajoute un sentiment d’impuissance, celui de voir, de sentir, et de ne pas pouvoir intervenir. Pour les CPA, contrôleurs, directeurs financiers et fiscalistes, dont la pratique exige déjà une vigilance constante et un niveau de responsabilité élevé, ce silence imposé peut devenir une source de stress supplémentaire, rarement reconnue.
Cette dissonance m’intrigue depuis longtemps. Combien de fois un CPA a-t-il pressenti qu’une organisation perdait son cap, sans pouvoir mettre des mots dessus ? Combien de signaux ont été classés sous une rubrique comptable ou RH alors qu’ils relevaient d’autre chose ? Que se passe-t-il dans la tête d’un contrôleur qui sent que la stratégie déclarée ne correspond plus au comportement réel de la direction ?
Une enquête s’ouvre
J’ai entrepris l’écriture d’un ouvrage sur le Leadership identitaire et le capitalisme identitaire, fruit de trente ans de pratique auprès de dirigeants québécois. L’ouvrage explore l’identité d’entreprise comme pilier stratégique au même titre que les finances ou le capital humain, et propose un cadre pour la lire, la libérer et l’aligner.
L’un des chapitres porte précisément sur la zone d’observation des gardiens des chiffres. Pour le nourrir, cette semaine, j’ouvre une enquête qualitative auprès de CPA, de contrôleurs, de directeurs financiers et de fiscalistes du Québec.
L’objectif n’est pas de valider une thèse préétablie. L’objectif est de documenter, à partir du terrain, ce que ces professionnels observent, perçoivent et tentent de communiquer, parfois sans être entendus. Aucune information confidentielle ni aucun cas client identifiable n’est sollicité. Je m’intéresse aux modèles, aux lectures professionnelles abstraites, à votre expérience subjective de praticien. La confidentialité due à vos clients et à votre employeur reste pleinement préservée.
Comment se déroulent les entretiens
Les entretiens, qui durent une heure, sont enregistrés avec votre consentement et anonymisés automatiquement. Aucune préparation requise.
Selon votre préférence géographique, je vous propose deux formats : une rencontre en personne au Salon Exécutif MVP au Dix30, autour d’un café, d’un lunch ou d’un apéro, pour les professionnels de Montréal et de la Rive-Sud, ou un café virtuel pour tous les autres. Vous pouvez le faire dès maintenant si l’envie y est, ou nous donner rendez-vous à l’automne, en septembre ou octobre.
Ce que cherche cette enquête
Trois questions guident la démarche.
Quels sont les signaux que vous percevez en premier, avant qu’ils se manifestent dans les chiffres ?
Comment composez-vous avec ces perceptions lorsqu’elles dépassent votre mandat strict ?
Qu’est-ce qui vous manque, dans votre boîte à outils ou dans votre formation continue, pour mieux nommer et adresser ces situations ?
Une invitation, pas une sollicitation
Je ne vous offre rien en échange de votre heure. Pas de mandat, pas de contrepartie commerciale. Simplement la satisfaction d’avoir contribué à un travail qui, je l’espère, finira par enrichir la pratique de votre profession autant que celle de la mienne.
Les premiers résultats seront partagés publiquement à l’hiver 2027, et la version intégrée se retrouvera dans l’ouvrage à paraître.
Pour participer, envoyez-moi simplement un message privé sur LinkedIn. Une manifestation d’intérêt suffit, je reviendrai vers vous pour convenir d’un moment et d’un format.
Et si vous vivez actuellement ces signaux ?
Cet article s’adresse aussi, je le sais, à des dirigeants qui se sont reconnus en lisant les premières lignes. Vous ne lisez pas par curiosité intellectuelle, vous lisez parce que quelque chose se déplace dans votre organisation, et que vous le sentez sans pouvoir encore le nommer.
Si c’est votre cas, l’enquête ne vous concerne pas, mais ma pratique, oui. Depuis trente ans, j’accompagne des présidents de PME, des entrepreneurs et des leaders d’organisation à libérer la raison d’être et l’identité profonde de leur entreprise, particulièrement dans les moments où le doute s’installe sans que les chiffres ne sachent encore le formuler. La croissance stagne, le transfert est à prévoir, le repositionnement est nécessaire, l’équipe est en quête d’elle-même. Mon travail consiste à faire ressortir ce que vous savez déjà sans pouvoir l’articuler et à le traduire en cohérence stratégique.
Je ne crée pas votre identité, je la libère.
Si vous souhaitez en discuter, écrivez-moi sur LinkedIn. Je vous propose une première rencontre sans engagement, au Salon Exécutif MVP au Dix30 si vous êtes à Montréal ou sur la Rive-Sud, ou par café virtuel pour partout ailleurs au Québec.
Au plaisir d’entendre ce que vous voyez, ou ce que vous ressentez sans pouvoir encore le dire,
Alain Roy
Stratège en identité d'entreprise
Libérateur de raison d'être et de bonheur collectif